Cédric Francis : Minitrip : c’est vraiment top !

Publié par ONLIT Editions le

Il a été tiré de cet ouvrage vingt-cinq exemplaires sur vélin bouffant des papeteries van Zulst dont quinze exemplaires numérotés de 1 à 15

Pour ce week-end, vous avez décidé de partir en escapade et de faire un minitrip ! Comme je vous comprends. La bonne idée. D’abord vous déposez les enfants chez votre belle-soeur pour ces deux jours, ensuite vous vous munissez  du non moins fameux guide, j’ai nommé : Ce week-end, je minitrip ! Paru chez Hachette en 2006 et dont l’ISBN est le suivant : 2-84825-090-9, ce guide est le résultat de moult recherches dans le domaine du tourisme d’évasion pour 2 ou 3 jours. Une réussite totale tant sur la forme que sur le fond. Clair et précis, il se lit facilement et sa taille permet de l’emporter où bon vous semble.

Écoutez plutôt, j’annonce à ma femme que nous partons en minitrip ce week-end et qu’elle peut dès à présent faire sa valise en n’oubliant pas son baise-en-ville. Mon choix de destinations s’est porté sur la charmante province de la Flandre Occidentale. Tandis que ma femme Sabine fait des bonds de joie et saisit son téléphone portable pour annoncer la folle nouvelle à sa soeur Christelle, je consulte sereinement mon guide. Efficace.

Minitripons en Flandre-Occidentale, page 145.

Terre de culture et de paysages variés, la Flandre Occidentale va vous étonner par sa beauté ! Ses habitants, qui de prime abord peuvent paraître un peu rustres, ne sont en fait que de grands timides et une fois la glace brisée ils deviennent vite attachants, de bons conseils et conviviaux. Certains d’entre eux, de bons bougres, pourront même vous offrir l’hospitalité.  Cette terre bigarrée et contrastée est truffée de perles tant architecturales que culinaires.

Les crêpes de Dixmude ***, ou plutôt de Diksmuide comme disent les habitants de cette charmante bourgade, ravissent les palais les plus fins. La délicatesse de la pâte est de mise.  Tandis que les crêpes ont leur petit succès, le beffroi de Brugge datant de l’an de grâce 1240 et qui plus est n’étant jamais à la traîne dans le domaine de l’éblouissement esthétique, sait tour à tour être énigmatique et ensorceleur. Celui-ci enchantera les amateurs d’art et de beaux monuments.

Brugge est également le chef-lieu de cette province occidentale, ne l’oublions pas.  Le village de Coxyde avec ses quelques 21.000 âmes, sait se faire accueillant pour celles et ceux dont la conduite d’un bon cuistax reste un plaisir de haut rang après avoir bu une ou deux bonnes Sint-Idesbald ***, bière à l’arôme divin issu du hameau voisin. À consommer sans modération et dans son verre respectif. Un délice.

Ahhh West-Vlaanderen ! Ja ! Ja ! Ja !  La magnifique région.

Comment ne pas faire un détour, que dis-je un léger crochet vers Ypres la Belle ! De fait, Ypres mérite incontestablement d’être visité car oui c’est ici que vous allez déguster les meilleurs lekkere snoepjes **** du pays.  Sorte de caramel poivré  et enrobé d’une fine couche de saindoux. Saindoux issus de l’élevage de porc biologique, également du pays. Un délice que ces lekkers snoopjes, quoiqu’un peu lourds sur l’estomac si l’envie vous prend d’en manger 3 ou 4 d’affilée. Des selles plus liquides que de raison pourront se manifester. Comme le disent si bien les amateurs et consommateurs de cette gâterie : « Dat is niet voor de flikkers ! » Phrase que l’on pourrait traduire comme suit : cela n’est pas pour les pédérastes. Au 31 de la Zwembadstraat, Chez Moeders lekkere snoepjes, le service de la maison créée en 1903 et la qualité desdits caramels, est une référence en matière de service et de qualité. Voilà pour ce qui concerne le village de Ieper, comprenez Ypres en flamand.

Non loin de Ypres se trouve Gistel. Gistel a acquis ses lettres de noblesse grâce à sa Groote feest van de prei  **** !   Le deuxième dimanche de février se déroule dans l’entité de Gistel la grande fête du poireau. Ici le poireau est considéré  comme un véritable demi-dieu, c’est l’empereur du potager et c’est d’ailleurs le symbole du village. L’armoirie de Gistel est composée de deux poireaux qui se croisent comme pourraient se croiser deux épées, le raffinement crie ici tout son esthétisme avec véhémence. Pardi ! Femmes, hommes et enfants nés dans le village, se déguisent en cette plante potagère qu’est le poireau. Le cortège part d’un point A, j’ai nommé l’église, pour ensuite se rendre à un autre point A, j’ai nommé le café « Bij Jan en Josselineke ». Tout le long de la route, les citoyens gistelois dansent et se congratulent. Le péket fait également partie des festivités, inutile de le préciser. L’histoire de cet emblématique poireau a vu le jour au alentour de 1515, à l’époque où une sérieuse disette frappa Gistel.

Tristesse.

Ses habitants furent obligés pendant de longues et de longues années de se nourrir et ceci à tour de bras, essentiellement du seul légume qui continuait à se propager et à pousser à foison sur cette terre hostile et argilo-calcaire, fouettée par un vent quasi polaire : je parle bien évidemment du poireau, vous l’aviez deviné sans doute. Sur l’heure de midi, le bourgmestre et quelques-uns de ses échevins, gravissent les marches de l’église jusqu’à son sommet, pour y lancer de belles bottes de poireau, tout en scandant des louanges à l’attention du légume sacré. Un grand moment. De bien belles bottes de poireau, ramassées à la hâte par quelques jeunes femmes vierges venues spécialement pour l’occasion, serviront à préparer une bonne soupes pour les villageois. Elle sera bue le soir même autour du grand feu, sur la splendide place pavée. Gloire aux poireaux ! Voilà donc comment est née la Groote feest van de prei.

Poursuivons notre route vers l’entité de Kuurne. Ahhh Kuurne et ses milles découvertes ! À Kuurne et à brûle-pourpoint et sans que l’on ne s’y attende le moins du monde, au détour d’une rue, ou pour mieux dire d’une petite ruelle, un vieux briscard vous tend les clefs de votre avenir. La magie de Kuurne s’opérera en vous ! Si si ! Oui et deux fois oui ! Un vrai et vieux briscard du temps de jadis quand naguère se faisait divination, en un mot comme en cent : Meneer Premonitie se trouve camper là sur ces deux pieds, dans le Tuintje van de voorspelling  ***! Le petit jardin des présages comme l’on dit dans la langue de Molière.

Je m’explique : à l’instar du Speaker’s Corner situé dans la capitale londonienne et plus précisément dans Hyde Park, un homme ou une femme au coin d’un beau et grand jardin, le Tuintje van de voorspelling pour le citer à nouveau, et debout sur une caisse de vin millésimé, devise à qui mieux mieux et surtout à qui veut l’entendre. À ceci près et à la différence de chez nos amis Anglais, sa présence ne se veut pas être de l’un ou l’autre mouvement contestataire ou bien encore revendicateur (comme c’est le cas de l’autre côté de la Manche, où la possibilité est donnée à tout un chacun de pousser sa gueulante le dimanche matin face à un public constitué de touristes ou encore d’autochtones venus se promener dans ce parc aux belles allures, où les rhododendrons et les lilas fleurissent de milles pétales). Non ici le but de la démarche est plutôt de renseigner la population sur son horoscope journalier et détaillé. L’heure est à l’horoscope. La belle affaire !

Rassurer ces hommes et ces femmes sur leur avenir et les questions qui d’une façon ou d’une autre amènent chez eux tourments ou autres demandes existentiels, auxquels ces braves gens cherchent obstinément réponses. C’est ma foi une curiosité à ne pas manquer si jamais vos pas vous guident vers cette entité. Un pique-nique où saucisson et savoureux fromage issus de cette Flandre aux mille et un délices seront de toute évidence les bienvenus. Le fromage savoureux, de qualité  et de Oudenburg *** devrait faire l’affaire et cela à ravir. Le lieu, le Tuintje van de voorspelling, se prête merveilleusement au pique-nique et de fait en vaut le détour et la chandelle.

Vous m’en direz assurément des nouvelles. Je mets 3 étoiles pour cette localité et pour les itinéraires pédestres qui jouxtent cet endroit. N’oublions pas également l’évènement de cette charmante localité : je veux évidemment parler de la course cycliste à vélo de Kuurne-Oostend-Kuurne **.  Amis vélocipédistes, à  vos braquets et hop ! là en danseuse sur votre machine ! Le premier dimanche du mois de mai accueille cette merveilleuse discipline sportive. Ne ratez pas cet évènement, cela serait regrettable. Très. Voilà voilà en ce qui concerne Kuurne.

La suite de notre minitrip nous mène à Meulebeek****. Meulebeek est mon coup de coeur personnel, d’ailleurs pour décrire et vous parler de ce charmant village, les superlatifs viennent à me manquer. Niché aux confins de l’infiniment beau et d’un silence salvateur, ce village vous séduira à coup sûr, j’en suis sûr. Quand le printemps est de retour, ici la nature resplendit de moult couleurs et de grâces. À Meulebeek, passereaux et gallinacés sont légion à venir y nidifier. Oui, car la tranquillité  et l’air pur du lieu en sont les deux premiers facteurs positifs, en vue d’une ponte menée à bien et à terme.

Et où se restaurer, me direz-vous ? Simple comme bonjour, vous répondrais-je ! Au 10 de la Koksteenweg, on vous servira pour un prix tout à fait modique, une restauration digne des plus grands chefs coqs. Par exemple : le magret de canard sur son lit d’asperges vertes, pour seulement 17 Euro. Avouez que cela est donné ! Comme dessert, le moka et son coulis du chef reste une pure merveille pour vos papilles gustatives et le banana split n’est quant à lui pas piqué des vers.

Maintenant élançons-nous vers une contrée mythique où il est de bon ton et de coutume de se promener: la Noordkust****.

La Côte du Nord où la mytilus edulis*****, plus communément appelée moule commune, tient le haut du pavé. L’indétrônable moule ! À table ! Ahhh Zeebrugge, le paradis de ce mollusque bivalve. Une merveille. La côte belge. mytilus édulis. Tout d’abord pour votre couche, choisissez l’hôtel Mériva pour une bonne nuit de sommeil.

L’hôtel Mériva est confortable et coquet, sans pour cela saigner le client en le ruinant jusqu’à son dernier sesterce. Le mot d’ordre de la maison est et reste la convivialité avant tout. Situé aux abords de la digue, il ravira les personnes les plus exigeantes dans le domaine de la propreté ainsi que dans la qualité du service. Sa patronne, Madame van Peeters, est méticuleuse et soucieuse du bien-être de sa clientèle. Elle vous accueille comme si vous étiez ses propres enfants et qui plus est, elle vous dorlote en vous apportant au lit le petit déjeuner à base de hareng et de plate kaas, le tout sur un plateau doré. Parking spacieux et gratuit à votre service. Ne manquez pas de contempler la cathédrale Sint-Ludo de Zeebrugge***, son esthétisme hurle sa présence et ses tours flamboyantes et gothiques sont un ravissement pour les yeux.

Quittons maintenant Zeebrugge pour nous rendre dans le paradis de la coutellerie, un joyau à  l’état brut, je parle bien évidemment de Waregem. Waregem est lié à l’art du couteau. Étroitement lié, devrais-je plutôt dire. Dès 1515, on retrouve déjà un artisanat bien implanté dans cette somptueuse région. Le musée de l’arme blanche de Waregem** retrace siècle après siècle l’histoire du couteau.  Dans la salle d’exposition aux plafonds voûtés, divers modèles datant du 16ième siècle à nos jours y sont exposés pour le plus grand plaisir des amateurs de ce genre d’artisanat. Cet artisanat quoique souvent considéré comme mineur, prend et même reprend en ces lieux toutes ses lettres de noblesse. Force est de constater que ce musée est d’un haut rang.

Escale maintenant, comme il est de coutume pour les amateurs de sensations fortes, dans ce village à forte densité grecque, où l’on danse le sirtaki comme nulle part ailleurs et où il fait bon casser et fracasser à même le sol les assiettes en guise de porte-bonheur. Je parle bien évidemment de la bourgade de Wervik***. Porte-bonheur hellénique ou croyance ancestrale, ce lieu est incontournable de par l’amoncellement de débris de faïence jonchant le sol. Un must à ne pas manquer, surtout si le tzatziki et le tarama sont pour vous des mets incontournables eux aussi. Le tout arrosé d’un vin frais de Mykonos et que la fête commence. Roulez casquettes et chantez trompettes ! Une adresse : Bij Papandhréou, 2 Koekstraat. Divin.

Le village de Pittem est pitoyable et mérite bien son zéro étoile. Nul ! Morne ! Vous serez bien en peine de trouver en ce lieu un réel centre d’intérêt. Pittem ne mérite pas une seconde que l’on s’y attarde, aucun intérêt aucun. Si vous pénétrez dans ce village, ne tardez pas à en ressortir. Ne mentionnez jamais son nom à vos amis au risque de les peiner ou bien alors d’être la risée de ceux-ci par le simple fait de l’avoir traversé. Si nous étions des personnes peu scrupuleuses, nous serions tentées d’éructer de viles paroles à son sujet, mais nous n’allons pas voguer vers ce genre de bassesses.

Et où donc boire une bonne pinte ?

Au Blacky’s à Poperinge***, cela coule de source. Au Blacky’s c’est tout simplement Byzance ! La bière est fraîche et le col moussu de celle-ci est de qualité.

Le samedi soir, karaoké  à partir de 21 heures et ceci jusqu’à l’aube du petit jour. Possibilité de location de vélo et de tandem en saison.

Adresse : 24, Lawaaistraat sur Poperinge. Les célébrités de passage à Poperinge ne ratent jamais l’occasion de venir boire leurs godets au Blacky’s. Pour preuve les nombreuses photos de stars épinglées aux murs de l’estaminet. Un must !

N’oubliez pas non plus que c’est dans ce village que résident la plupart des basketteurs de la non moins fameuse équipe : les Poperinge Bulls ! Ces derniers ont été approchés la saison dernière pour faire partie du club mondialement connu, je parle bien évidemment des Chicago Bulls. Vous l’avez dit, de grands champions ces gars-là !

Dès à présent, dirigeons-nous vers Koekelare, cette localité où l’on peut visiter des jardins suspendus. Oui, les fameux jardins suspendus de Koekelare. Des géraniums géants se partagent la vedette avec les tulipes-marteaux à double rangées de pétales*** et bien d’autres espèces encore, toutes plus magnifiques les unes que les autres. L’endroit rêvé pour admirer pistils, étamines et pédoncules floraux. Une excellente adresse pour les férus de botanique.  Bloemenstraat, ( tiens tiens quel bel hasard ) 63, fax et téléphone : 084/84.84.14.89.07

Ahhh ! La Flandre Occidentale, jamais je n’aurais de cesse de la louanger !

Poursuivons ...

La principale religion des habitants de la Flandre Occidentale est le catholicisme, certes. Mais à Krupeelske il existe un magnifique exemple de minaret***. Jean-Bob, le muezzin, se fera un plaisir de vous faire visiter le bâtiment. Du lundi au samedi, de 9h30 à 17h15 et le dimanche de 10h à 14h. Relâche le jeudi et nocturne le mercredi de 19h à 23h.

L’ex-village de Klootersberg, Anzegem, ne demande pas son reste, lui non plus, en ce qui concerne le charme de ses ruelles piétonnes. Pittoresque. Plus communément appelé  le village aux mille ruelles piétonnes, ici cela sent bon la détente. Flâner dans ses ruelles invite à la rêverie. Ruelles où foisonnent les sculptures de Rikje Steenouwt*, artiste local mais de renommée internationale, qui ne manqueront pas d’interpeller le passant. Dans l’époustouflante lignée d’un Auguste Rodin. Un régal !

Pour finir notre minitrip en Flandre Occidentale et cela en toute beauté, je vous propose de vous rendre à Rodebeekerst***. Rodebeekerst l’insolite ! Pour s’y rendre en voiture, c’est très simple : suivre les panneaux Rodebeekerst. Rodebeekerst est sans conteste la capitale flamande de l’éolienne. Un superbe site voué à ce dispositif permettant d’utiliser l’énergie du vent. L’énergie renouvelable c’est vraiment tof ! Oui, un autre monde est possible. L’emplacement de celles-ci est choisi en fonction de la permanence de vents de force suffisante. Cela est une première chose. Deuxième chose, ici à  Rodebeekerst, de magnifiques spécimens d’hélices, de rotors et même d’alternateurs composant l’éolienne en question, sont ostensibles pour le bonheur de tous. Sans parler du système de régulation électrique. Système de régulation électrique qui est un peu la mascotte du village, la fierté de la population. D’ailleurs ce système figure sur l’armoirie de la commune, c’est pour dire. De ces ravissants spécimens, on en dénombre pas moins de 1500. Quand la vitesse du vent est de 20, 30 voire même de 40 kilomètres par heure et des fois même plus, ce parc à éoliennes se transforme en véritable opéra pour pales. Certaines d’entre elles pouvant mesurer jusqu’à 15 mètres de long. Un enchantement qui vous ira droit au coeur. En voilà bien qui n’ont pas volé leurs trois étoiles tant méritées.

Et bien Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, toutes ces éoliennes ne servent qu’à une et une seule chose : à l’instar des moulins à vent d’antan, elles produisent l’électricité, le courant pourrait-on dire, nécessaire pour moudre l’orge rentrant dans la fabrication de la bière. Cette bière dont le Belge, Flamand comme Wallon, est et restera pour longtemps encore et cela j’en suis sûr, un fervent friand ! Ahhh ! La bière, ce breuvage souverain !

Jacques Brel ne disait-il pas : « La Belgique vaut mieux qu’une querelle linguistique ! ».

Alors, à la santé  du grand Jacques et de notre beau Royaume !

Gezondheid !

Voilà voilà pour ce qui est de ce minitrip consacré à cette partie de la Flandre.

Pour tous renseignements supplémentaires, adressez-vous au syndicat d’initiative de Flandre Occidentale ou bien encore à l’Office du tourisme*** de cette belle province. Comme conclusion et en vous remerciant : n’oubliez pas votre plaid si vous voulez pratiquer la copulation face à la mer garnie d’embruns vivifiants, ou bien encore en pleine plaine herbeuse, et pourquoi le long du canal de Damme où un coup de pêche est ma foi toujours fort agréable .

La mer du Nord azurée est habitée par des sternes et autres goélands se partageant l’immensité de l’espace maritime.

L’iode comme ultime caresse.

Bon séjour en Flandre Occidentale ! Goede reis !